M a u r i c e v e l y n E

 Pourquoi un journal scolaire

 Il était une Histoire

 Liens et Courrier

 

 École PASTEUR Colmar

 

 

Pourquoi, oui pourquoi publier, avec les élèves, un JOURNAL SCOLAIRE?

 

Professeur des écoles, j'ai eu l'occasion de semer divers "Jouraux scolaires" au hasard de mes différentes affectations.

L'essai suivant est la reproduction d'un mémoire produit pour un examen de qualification professionnelle ( pour les intimes: le CAFIPEMF, Certificat d'Aptitude aux Fonctions d'Instituteur Professeur des Ecoles, Maître Formateur )

N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, de votre expériences, de vos découvertes, Merci

Remarque : les mutations ( peut-on parler de promotion ! ) ayant fait leur chemin, voici un lien vers le site de l’école Pasteur de Colmar où j’exerce actuellement. La page est encore en développement mais vous y trouverez en particulier l’adresse de notre école partenaire en Allemagne : GHWRS Gutach [ Grund- und Hauptschule mit Werk Real Schule de Gutach in Breisgau, près de Fribourg, Bade-Wurtemberg ] et bientôt le carnet de bord du projet COMENIUS engagé avec une école d’Irlande du Nord (Rathscool in Newtownabbey près de Belfast).

http://ecole.wanadoo.fr/pasteur-colmar

L'école est un lieu de vie

I. Un journal, qu'est-ce que c'est ?

A. Une production scolaire, parmi d'autres

B. Un périodique comme les autres, parmi d’autres

II. Un outil didactique

A. Un profil d’action pédagogique

B. L’évaluation

III. Le projet collectif

A. Organiser la continuité

B. La communauté éducative

En guise de conclusion … provisoire

« Vers l’infini et au-delà ! »

L'intérêt didactique

La forme du journal

Médiagraphie et ressources

 

« Se reposer la question

Bientôt un lien vers « Le petit curieux »

Journal scolaire de l’école Louis PASTEUR à Colmar

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Il était une histoire

1er Prix du premier Concours National du Conte pour Enfants 1991

organisé par la ville de Saint Jean de Monts depuis cette date

 Dessins de l'auteur

Il était une fois dans un lointain pays, un petit royaume où vivaient des gens heureux. Dans ce royaume, il y avait sur une colline un palais merveilleux avec trois douzaines de portes, autant de tours aux fenêtres de cristal, sans oubliettes, mais avec des passages secrets et vue sur la mer.

Dans la cinquième tour, au premier étage, on n'entendait que rires et joyeux éclats de voix. Le roi sautait de joie et dansait avec toutes les servantes ... et même quelques-uns de ses soldats qui se trouvaient là: un tout petit prince venait de naître, tout mignon, les yeux grands ouverts et une bouche fleur de printemps.

Tous les sujets, mais aussi les voyageurs qui passaient par là, pouvaient venir lui faire des gazous et des guilis.

Et ils ne s'en privaient pas tant le prince était chou. Et intelligent en plus: dès six mois il savait déjà parfaitement dire: "S'il te plaît, raconte-moi une histoire!". Et poliment avec ça! Tout d'abord il disait: "Bonjour", et il n'oubliait jamais de dire: "Merci. Encore!".

Il était à croquer. Et bien sûr, à ses grands yeux, personne ne savait résister. Alors il s'asseyait sur un tapis, les orteils en éventail pour mieux pouvoir les sucer, et il écoutait ...

A un an il savait marcher, courir, et tomber, et il disait de mieux en mieux: "S'il te plaît, raconte-moi une histoire!" Chacun mettait un point d'honneur à trouver de nouvelles histoires et le prince les écoutait les oreilles grandes ouvertes.

A trois ans il n'avait plus peur du noir et allait au pot comme un grand. Quand il croisait quelqu'un il lui demandait poliment: "S'il te plaît, raconte-moi une histoire!" Alors il s'asseyait par terre les doigts de pied en éventail ...

Certaines personnes commençaient à ne plus savoir quoi raconter, alors elles allaient acheter des histoires chez les conteurs qui avaient le métier d'en écrire, et le prince, le roi, la reine, les sujets, et même les voyageurs de passage étaient contents.

A dix ans, il ne savait toujours dire que: "S'il te plaît, raconte-moi une histoire!". Mais d'une manière si charmante ! Par décret royal tous les gens qui avaient des idées devaient venir raconter leurs histoires et étaient payés de deux pièces d'or avec le portrait officiel du prince et sa devise: "S'il te plaît, raconte-moi une histoire!" Ceux qui n'avaient plus d'idées et pas d'argent, allaient écouter aux portes les histoires que racontaient les grands-parents, et même les arrière-grands-parents aux bambins le soir. Il n'était pas rare, la nuit de se faire arrêter dans la rue par des brigands masqués: "Une histoire ou la vie!" vous disaient-ils en appuyant leur épée sur votre nombril.

D'autres, volaient de vieux livres dans les bibliothèques, mais chacun voulait pouvoir raconter des histoires au prince, tant il était chou. Il s'asseyait par terre, les doigts de pied en éventail, mais il ne les tripotait plus. Alors, que l'histoire soit triste ou gaie, il souriait et ses yeux prenaient la couleur du coucher de soleil en été.

On y voyait le ciel bleu les jours de beau temps, un ciel bleu les jours de mauvais temps, et, les jours de tempête, on y trouvait un ciel bleu. Ce n'est que dans les moments de silence que des nuages s'accumulaient dans son regard.

Quand il eut dix-huit ans, la désolation régnait dans le royaume. Plus personne ne connaissait d'histoire et les gens faisaient d'énormes efforts pour ne plus croiser le prince. Certains faisaient semblant d'être sourds, d'autres de ne pas comprendre. Quelques-uns feignaient d'être muets, pendant que beaucoup se plaignaient de tout à la fois.

Dans le palais on avait installé des palissades, des tentures, on avait percé des murs pour pouvoir circuler sans être vu du prince. Les serviteurs marchaient avec des semelles crêpes pour se déplacer sans attirer son attention. Quand au roi et à la reine, ils ne quittaient plus leur chambre et en changeaient toutes les nuits, espérant que le prince ne les découvre pas parmi les cinq cent soixante-dix-huit pièces du palais. quelques fois eux-mêmes ne savaient plus où ils logeaient et ils dormaient alors dans un coin sous un tapis. Ou encore, les serviteurs ne les trouvaient pas, et ils passaient leur journée sans manger, à se plaindre et à se lamenter: "Mon Dieu! Comment va finir cette histoire ?".

Pour savoir comment se finit cette histoire, et en particulier pourquoi cet horrible dragon apparaît tout d'un coup, voyez en fin d'article comment se procurer le livre … ou proposez gentiment votre fin à l'auteur, qui aime les surprises.

A bientôt ...

 

Ouvrage publié aux éditions PIPOU à Saint Jean de Monts

avec des illustrations de

Sébastien TESSIER & Jacques GOLLY

Disponible auprès de l'auteur ou de l'éditeur, Office du tourisme de Saint jean de Monts

au prix d’environ 10 Euros 52 + Frais de port

(69 francs faisaient l’affaire … aux temps jadis)

Dans la limite des stocks disponibles ;-)

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Cette page personnelle est également un pont vers un site d'école

 Groupe scolaire VOLTAIRE de RIQUEWIHR

sur lequel nous vous invitons à vous rendre

Journal des écoles Maternelle & Élémentaire de RIQUEWIHR en Alsace

 

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Dernière modification vendredi 11 octobre 2002

 

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